Une autre personne nommé Mfitiye Emmanuel, originaire de la province de Gitega, a été arrêté aujourd’hui le 24 mars 2025
Le 24 mars 2025, un homme nommé Mfitiye Emmanuel, originaire de la capitale politique Gitega et ancien inspecteur de l’éducation dans la province de Gitega, a été arrêté par le service de renseignement de cette province, dirigés par Venant Ndayishimiye, vers 11 heures du matin. Il a ensuite été immédiatement transféré à Bujumbura, au siège des services de renseignement. Ses proches demandent qu’il ne soit pas maltraité. La Commission Nationale Indépendante des Droits de l’Homme (CNIDH), qui attend toujours que les victimes la saisissent, est priée par plusieurs personnes de suivre de près ces violations des droits de l’homme et d’y donner suite.
Cet homme est la quatrième personne à être enlevée en moins d’une semaine parmi celles dont la disparition a été signalée par la Radio-Haguruka. Parmi elles, il y a également un vieil homme nommé Dominique Ndikumana, originaire de la commune Gishubi, dans la province de Gitega, mais résidant actuellement à Bujumbura. Il a disparu dans la soirée du samedi 22 mars 2025 et ses proches s’inquiètent pour lui.
L’enlèvement de ce vieillard fait suite à celui de Ciza Christophe, également originaire de la commune Gishubi, dans la province de Gitega, mais vivant dans la zone Ngagara, commune Ntahangwa, à Bujumbura. D’après les informations en provenance de Ngagara, il a disparu depuis le mercredi 19 mars 2025 aux environs de 11h30 du matin.
La quatrième personne enlevée est Bizimana Emmanuel, âgé de 50 ans, résidant dans le quartier Kiyange I, zone Buterere, commune Ntahangwa, à Bujumbura. Il était l’un des responsables du parti CNL au niveau de la zone Buterere, dans l’aile des partisans d’Agathon Rwasa. Il a été enlevé dans la nuit du 22 mars 2025, vers 20 heures, à son domicile par des policiers accompagnés d’Imbonerakure, parmi lesquels un certain Thérance, un autre nommé Benjamin, et un troisième surnommé Wakenya.
Beaucoup de citoyens estiment qu’il n’y a plus de mot pour qualifier le régime du CNDD-FDD, bien que ce dernier se présente comme un pouvoir « maternel et travailleur » mettant Dieu en avant. Certains Burundais pensent que s’ils ne se lèvent pas pour le chasser, il finira par les éliminer un à un.
Rédigé par Don de Dieu MBAZUMUTIMA.